11 Oct Vu d'en Face par Frank SPINOZZI

Demain, l’Hormadi se déplace à Neuilly sur Marne pour le compte de la 5ème journée. Après la très belle prestation à la patinoire de la Barre contre Mulhouse, les joueurs de l’Hormadi vont avoir à cœur de continuer leur parcours quasi sans fautes. Sur leur chemin, se dressent les Bisons, une équipe habituée au haut du tableau depuis plusieurs années mais qui a commencé cette nouvelle saison en demi-teinte, 2 victoires pour 2 défaites. Les Franciliens n’ont pas encore gagné dans leur aréna : ils ont perdu leur premier match à domicile contre Lyon, autant dire que cette rencontre aura un réel enjeu pour les Nocéens qui souhaiteront imposer leur jeu dans leur patinoire, et surtout gagner 2 points pour recoller très vite le peloton.

A l’occasion de ce match, nous sommes partis à la rencontre de l’homme de confiance de Neuilly sur Marne, l’entraîneur franco-canadien Frank SPINOZZI.

Vous avez un long passé de coach, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Après ma carrière de joueur, je me suis reconverti rapidement en entraîneur. J’ai fait le parcours dit « normal » au Canada, j’ai d’abord entrainé les juniors avant d’entraîner les universitaires puis je suis parti dans l’Ouest Canadien. Mon parcours m’a fait passer principalement par les clubs de Cowansville (QPJHL), l’université de Concordia (CIAU) et par les Caronport Cougars Midget HS (SMHL).

En 2010, j’ai rencontré Ibrahim SOUBRA (Président du club de Neuilly) qui m’a proposé un projet séduisant et qui me correspondait. Cela va faire 4 ans que l’aventure a démarré en France avec les Bisons.

 

Vous jouez régulièrement le haut du tableau de la Division 1. En 2012 vous êtes montés en Magnus avant de redescendre la saison dernière. Cette saison, quelles sont vos ambitions ?

Nous sommes des compétiteurs. On vise la montée mais pas au détriment de notre projet.

Nous avons exprimé clairement nos intentions en début de saison. Nous souhaitons francisé le groupe, faire éclore le talent des jeunes joueurs, leur donner une vraie chance.

Pour cela, nous voulons que 75% de notre effectif soit des joueurs français. Quant aux étrangers, on attend beaucoup d’eux : ils doivent apporter une réelle valeur ajoutée et faire progresser le groupe en mixant les lignes.

Nous préparons également notre avenir en travaillant beaucoup sur le mineur.

 

Pour vous, quelle est l’évolution de la Division 1 et de son championnat ?

Pour moi la Division 1 s’est harmonisée depuis qu’ils ont changé la formule en imposant plus de joueurs formés en France. Aujourd’hui, il n’y a plus aucun match facile. Nous sommes allés gagner 8-3 à Montpellier mais nous avons souffert 50 minutes. Aucun match n’est gagné d’avance et pour moi il faudra attendre début février, pour voir le championnat se dessiner.

On peut voir un net rapprochement de la Division1 avec la Ligue Magnus, dans le choix des entraineurs ou de certains joueurs qui ont un niveau qui leur permettrait de taquiner facilement l’étage supérieur.

 

Pouvez-vous nous faire un portrait de votre équipe. Quels ont été les changements à l’intersaison ?

Notre équipe est hargneuse et dévouée. Mes joueurs ne lâchent rien et s’ils doivent se sacrifier pour contrer un palet ou faire une mise en échec, ils le font sans hésiter. Pour moi, l’état d’esprit doit primer sur la technique. Je peux perdre un match et féliciter mes joueurs s’ils ont tout donné en jouant au maximum de leurs possibilités et s’ils n’ont aucun regret à avoir. C’est ma philosophie.

En intersaison, on n’a pas beaucoup changé l’ossature de la défense. La bonne pioche est d’accueillir David VSETECKA dans nos rangs.

Côté attaque, il faut avouer qu’il a fallu bien retravailler avec le départ de 6 bons attaquants, mais on a plutôt bien réussi ce recrutement, en mixant français et étrangers, jeunesse et expérience.

 

Pour conclure, selon vous, quelle est la particularité d’Anglet ? Comment décririez-vous cette équipe ?

Personnellement, je respecte beaucoup ce club. Je trouve que c’est une équipe qui nous ressemble énormément. C’est un groupe courageux et déterminé. J’ai toujours en mémoire les valeurs de ces joueurs qui sont restés à Anglet malgré les difficultés de l’époque. Peu de clubs peuvent se targuer de cet état d’esprit. Cette saison, ils vivent ce qu’on a vécu l’an passé, avec la refonte complète du groupe pour améliorer le futur.

Il va falloir être patient contre eux ce week-end car ils mixent parfaitement travail, valeur et effort. Ils vont être très durs à battre !

Merci Frank, rendez-vous à la patinoire de Neuilly à 18H30.