21 Oct Vu d'en Face par Benoit POURTANEL

Pour son entrée en Coupe de France, les Angloys se déplacent demain soir à Toulouse, pour jouer les 1/16èmes de finale.

Les Bélougas ont une équipe bien connue des Angloys pour être montée la même année en Division 1 et avoir joué 3 années consécutives dans ce Championnat.

Ils sont redescendus cette saison en Division 2.

Au premier tour de la Coupe de France, les Toulousains ont battus les Marseillais 11-1.

Pour ce « Vu d’en face », nous retrouvons une des grandes figures des Bélougas, Benoit POURTANEL. Joueur depuis 2005 à Toulouse, il est aujourd’hui devenu leur entraineur et directeur sportif. Voici son regard sur ce prochain match.

Bonjour Benoît, peux-tu nous présenter rapidement ton parcours ?

L’histoire a commencé à Viry où j’ai pratiqué une bonne partie de mon mineur, avant de connaitre un autre club francilien avec l’ACBB de Boulogne-Billancourt. La suite de mon parcours a été 6 ans à Angers de 97 à 2002, puis 2 ans à Rouen. Durant cette période, j’ai eu l’honneur de porter le maillot tricolore sur un Championnat du monde mais également aux Jeux Olympiques de Salt Lake City.

Depuis 2005, je vis à Toulouse, où j’ai été entraîneur-joueur pendant 7 ans. La saison dernière, j’avais décidé de raccrocher les patins, mais j’ai dû jouer sur la fin de la saison pour pallier à des absences. Mon vrai rôle aujourd’hui est Directeur Sportif et Entraîneur du TBHC.

 

Vous êtes descendus en Division 2 cette saison après 3 années en Division 1. Pouvez-vous nous dire comment vous vous acclimatez dans ce nouveau championnat ?

L’ensemble des championnats évoluent à grande vitesse et la division 2 ne fait pas exception. Ce championnat n’est plus le même que celui qu’on avait quitté il y a 3 ans.

Aujourd’hui, c’est difficile de tenir une politique de jeunes joueurs français. Les patinoires sont assez éloignées et le budget d’un club prend une grande importance dans la réussite d’une équipe.

En ce qui nous concerne, ce n’est jamais évident de descendre d’un échelon. On prend vite l’habitude de jouer dans des arénas combles avec un niveau de jeu intense, mais ça fait partie du sport.

Actuellement on est en milieu de tableau de notre poule avec seulement deux matchs joués (1 victoire et 1 défaite).

Notre objectif est d’être dans les 4 premiers de la Division 2 et de remonter le plus rapidement possible.

 

Quels ont été les changements dans votre effectif à l’intersaison ?

C’est très simple : on a changé 85% des joueurs. On a voulu reconstruire avec un nouvel état d’esprit, une vision plus sportive. On a une équipe jeune et dynamique car on a privilégié le recrutement en interne en accueillant 6 juniors dans le groupe sénior et on a toujours également un accent finlandais avec 7 joueurs dont le retour de notre gardien de but d’il y a 2 ans, Niklas LEHTI.

Aujourd’hui, il nous faut être patient pour reconstruire notre équipe, prendre le temps de travailler, de jouer ensemble, de créer des automatismes. Maintenant, nous devons aussi jongler avec les problèmes de la patinoire car actuellement nous ne nous entraînons que deux fois par semaine.

 

Vous avez atomisé Marseille au premier tour. Quelles ont été les clés de ce succès?

Honnêtement, il y avait une grosse différence de niveau. Marseille évolue en Division 3 et a un petit budget. Il est donc difficile de prendre ce match comme une référence. En revanche, ça a fait du bien pour la cohésion d’équipe, pour le moral. Notre premier objectif était de passer ce premier tour, le contrat a été rempli.

 

Tu connais bien Anglet pour avoir joué contre pendant 4 saisons consécutives. A quel match t’attends-tu demain soir ?

Au vu de l’effectif et des résultats de l’Hormadi en ce début de saison, on se doute que c’est encore plus solide que les années précédentes. Valtteri AUTIO jouait avec nous la saison dernière et était un très bon élément. J’ai l’impression qu’à Anglet, ils sont plusieurs à avoir ce profil…

Maintenant, nous allons jouer notre carte à fond. On a conscience que ça va être un match compliqué mais nous n’allons pas avoir de complexe d’infériorité. De plus, ce sera notre premier de la saison à domicile. On va retrouver notre public, et je sais que mes gars feront tout pour ne pas les décevoir.

 

Pour finir, pour toi quelle est la particularité d’Anglet ? Comment décrirais-tu cette équipe ?

J’aime beaucoup la Concha, la plage… (Rires).

Pour moi, la particularité de l’Hormadi est le fait que les joueurs jouent pour l’amour du maillot. C’est assez impressionnant de voir des gars s’attacher aussi vite à une équipe alors qu’ils ne sont pas forcément originaires de la Côte Basque. Cet état d’esprit, cette singularité, sont le garant d’un groupe plein de valeurs. 

Je pense que chez vous, on tombe amoureux du Pays et en suivant du maillot.

Côté technique, on sait que ça travaille très dur et que vous jouez physique.

On est prévenu, à nous de savoir répondre sur la glace.

Merci Benoît. Nous vous donnons rendez-vous demain soir ( Mardi 22 Octobre) - 20h à la patinoire Alex Jany.

 

Les autres rencontres :

Brest – Nantes           

Cholet - Angers

Neuilly – Evry           

Compiègne - Strasbourg

Mulhouse – Epinal    

Asnières - Deuil

Meudon – Amiens     

Caen - Rouen

Chamonix – Lyon     

Chambéry - Villard de Lans

Val Vanoise – Dijon  

Grenoble - Gap

Annecy - Mont-Blanc           

Bordeaux - Tours