07 Déc Vu d'en Face par Rishi Ovide-Etienne

Les 13 premiers matchs achevés, la Division 1 entre dans sa phase retour ce soir.
Pour ce bilan intermédiaire, l’Hormadi se place en 5ème position dans un mouchoir de poche entre la seconde et la septième place où les équipes comptent au maximum 2 points d’écarts. Avec la 3ème défense du championnat et l’un des meilleurs powerplay, les Basques ont fait un très bon début de saison, mais le chemin reste long car aucune formation n’est à l’abri au vu du nombre de surprises dans cette première partie. 
Aujourd’hui Anglet doit continuer à prendre les matchs un par un avec la même envie et la même intensité qui l’animent chaque week-end, car chaque point aura son importance le 1er Mars pour la qualification aux Phases Finales.
Pour cette seconde étape, si l’Hormadi veut être encore plus compétitif, le groupe doit vraiment travailler sur son indiscipline car avec 351 minutes de pénalités, les Basques se mettent trop régulièrement en danger sportivement et physiquement à l’image de leur dernier match contre Mont-Blanc.

Courbevoie ne vit pas sa saison la plus simple. Amputée de ses meilleurs attaquants à l’intersaison, l’équipe a du se reconstruire autour d’un nouveau projet. Face à des formations de plus en plus solides, les Franciliens sont en manque de réussite, perdant régulièrement leur match sur la plus petite marge. Malgré leur classement et leur lourde défaite contre Lyon le week-end dernier, Courbevoie n’a pas décidé de baisser les bras, mais bel et bien d’essayer de créer l’exploit à chaque journée pour sortir de la zone rouge. 

Pour ce Vu d’en Face, c’est l’entraîneur Rishi Ovide-Etienne qui répond à nos questions.

Peux-tu nous présenter rapidement ton parcours dans le milieu du hockey et particulièrement ton attache au club de Courbevoie?

Bonjour, j’ai effectué tout mon hockey mineur au club de Courbevoie et joué pour les équipes nationales jeunes et espoirs avec participation aux championnats d’Europe en – de 18 ans et du monde en – de 20 ans. Entre temps, Courbevoie disposait d’une Junior Elite mais l’équipe sénior était en D3. Je suis donc parti pour Epinal en junior 2ème année car le projet de Pôle France était intéressant. Je suis ensuite revenu en région parisienne pour y intégrer l’équipe de Viry qui évoluait à l’époque en Ligue Magnus. 2 ans après, mon club formateur me recontactait avec l’ambition de monter en D1… C’était chose faite l’année d’après. A cause des soucis de santé de notre entraineur Thierry Monier (qui nous a quittés depuis), j’ai été contraint d’abréger ma carrière de joueur. J’entrainais donc maintenant mes potes d’enfance, coéquipiers… Nous avons d’ailleurs été médaillés en 2007 (bronze). La plus belle saison du club encore à ce jour !    

Après 3 ans d’absence, tu as retrouvé ton costume d’entraîneur des Seniors. Comment s’est passée ta réintégration dans le groupe ? Quels ont été les changements à ton arrivée ?

Au cours de ces 3 années, le groupe a été changé presque en totalité. Le capitaine Alexandre Motte est le seul rescapé. Mon arrivée ? Les joueurs ont dû s’adapter au nouveau système défensif. Et à la vue de notre début de saison, vous savez que ça n’a pas été simple pour eux de changer leurs automatismes.  

Comment décrirais–tu l’évolution de la Division 1 en France ?

La D1 s’est professionnalisée : davantage de joueurs formés à l’international, beaucoup de joueurs vivent du hockey (étrangers mais aussi français), des agents comme interlocuteurs, beaucoup de structures ne sont plus des associations, un calendrier sans trêve avec quelques matchs en semaine… C’est la Magnus que j’ai connu il y a 15 ans !  

Dans le monde de la Division 1, votre ancienne ligne de Canadiens, (3 meilleurs pointeurs du championnat la saison dernière) a fait beaucoup d’envieux. Comment avez-vous géré leurs départs vers Chamonix ? Peux-tu nous expliquer comment tu as construit ton groupe cette saison ?

Le club a perdu gros, c’est certain. Le départ de la ligne la plus forte de l’histoire du club laisse un trou énorme et d’autres joueurs doivent prendre les responsabilités. Vous savez, les bons joueurs de hockey ont du caractère, et ce n’est pas facile d’accepter d’être dans l’ombre de joueurs meilleurs. Cette saison, la différence doit être faite par un collectif car, malgré la volonté de remplacer poste par poste, nous ne disposons plus d’une ligne capable de nous faire gagner les matchs à elle toute seule. L’équipe doit aussi avoir confiance en elle dans les temps forts des matchs.   

Il y a deux ans vous avez participé aux Plays-Offs, la saison dernière vous vous êtes arrêté aux portes des phases finales en terminant 9èmes.  Quels objectifs donnes-tu à ton groupe en ce milieu de championnat ?

Au vu de notre classement, le maintien sous-entend déjà une deuxième phase quasi-parfaite.

Vous n’avez gagné qu’un seul match cette saison, mais vous avez perdu de justesse plus de la moitié de vos rencontres. Pour toi quels ingrédients devez-vous travailler, pour concrétiser vos temps forts ?

Le hockey est un sport où le détail constitue une différence énorme à l’arrivée. Les arrivées de Iloviita et de Martin-Whalen nous ont permis d’être compétitifs offensivement mais notre faiblesse reste le compartiment défensif. En effet, le manque d’expérience (jeunes défenseurs avec des responsabilités) donne parfois des retours dangereux.  

Quel souvenir gardes-tu du match aller contre l’Hormadi ? Y a-t-il un joueur qui t’a marqué dans l’effectif des basques ?

Les contacts sur notre Gardien de but Juré Verlic : inacceptable ! Dans notre sport, le GB c’est sacré. La même chose à domicile donnerait un bon combat de boxe car malgré les défaites, l’équipe est aujourd’hui soudée et solide face à l’adversité. Hampl très bon, et Daramy pour la manière lors de son pénalty.

Pour conclure, à quel match t’attends-tu ce week-end ?

J’ai beaucoup d’espoir pour cette rencontre.…

... et nous courons toujours après notre première victoire à domicile.

 

Merci beaucoup et rendez-vous ce soir à la patinoire de Thierry MONIER à 20h.