24 Déc Vu d'en Face par Loïc SADOUN

La défaite à Mulhouse est encore dans la tête de chaque joueur. Le score n’est pas ridicule 4-3, mais le contexte rend ce match si amer. Complètement handicapés par un nombre de pénalités considérable, les joueurs de l’Hormadi se sont tendu leur propre piège. Défaits 4-0 à la fin du 2ème tiers, les Angloys trouvent l’énergie pour revenir à 4-3, avant de se refaire sanctionner, les privant ainsi d’une grosse option pour les prolongations. Encore, des points laissés en chemin qui pourraient coûter chers aux Basques.

Privés de Xavier Daramy, leur capitaine, les joueurs d’Olivier Dimet vont avoir la lourde tâche d’éconduire les Bisons de Neuilly sur Marne à domicile demain soir. L’enjeu : rester dans le sillage du podium mais surtout distancer les poursuivants.

Les Bisons, 7èmes à deux petits points d’Anglet 5ème, ont lancé la machine à la qualification. Beaucoup plus percutants qu’en début de saison, ils se montrent sous un nouveau visage depuis quelques semaines, enchainant les victoires contre Bordeaux, Cholet ou Montpellier et perdant d’un petit filet contre le leader Lyonnais.

Les Franciliens se déplacent avec la ferme intention de se rapprocher des leaders avant le nouvel an.

Pour ce Vu d’en Face, nous avons le plaisir de rencontrer le capitaine des Bisons, Loïc SADOUN, 3ème pointeur de son équipe.

 

Salut Loïc, peux-tu nous présenter rapidement ton C.V. de hockeyeur ?

J’ai débuté le hockey à 2 ans et demi grâce à mon père qui était entraîneur aux Français Volants. J’ai fait l’ensemble dans mon mineur dans ce club, où j’ai pu évoluer dans les meilleures conditions. A 18 ans, j’ai intégré le groupe sénior avant de rejoindre à 20 ans l’équipe de Rouen. Durant ma carrière, j’ai eu la chance de jouer dans les plus grands clubs, comme Reims, Brest, Tours, Amiens ou Dijon et de gagner deux fois la Ligue Magnus. A l’aube de mes 35 ans, j’ai eu envie de revenir sur la région parisienne. Le choix de Neuilly sur Marne c’est fait très naturellement d’une part pour mon attache au Président Ibrahim Soubra  ainsi que celle à Frank Spinozzi notre entraîneur. Une association et un projet idéal pour ma fin de carrière.

 

Tu as joué la grande majorité de ta carrière en Ligue Magnus puis en Division 1. Quel constat peux-tu émettre sur l’évolution du hockey en France et notamment du Championnat de D1 qui nous a réservé un bon lot de surprises sur cette première partie ?

Je trouve que le niveau du hockey a nettement progressé dans sa globalité. Je joue en Division 1 depuis un peu plus de 2 saisons et je dois avouer que j’ai été surpris de l’intensité de ce championnat. Pour moi, la Magnus suit une évolution constante mais la Division 1 progresse d’une façon impressionnante. On peut se confronter à la Ligue Magnus pendant la Coupe de France, et ce qui manque le plus à la Division 1 ce n’est pas tant les compétences, mais plutôt le rythme (1 seul match par semaine). L’antichambre de l’élite avec ses nouvelles règles permet à de très bons Français de s’exprimer et c’est une chose primordiale.

Aujourd’hui, Lyon et Bordeaux sont peut être un cran au-dessus, notamment à domicile mais ça reste un championnat très indécis. Sur un match tout est possible. Les pronostics sont périlleux et aucune équipe ne peut faire preuve de suffisance au risque de grosses désillusions.

 

Votre démarrage a été poussif en début de saison, mais on sent que l’équipe trouve de plus en plus ses marques. Pour l’illustrer, vous gagnez de manière plus régulière et surtout vous réduisez vos écarts lors de vos défaites. A la mi-saison quel bilan peux-tu tirer personnellement et collectivement de ton équipe ?

Le début de saison a été un peu compliqué. Le groupe avait besoin de temps pour mettre son système de jeu en place. 3 joueurs étaient également absents à l’entame du championnat, donc il fallait composer de notre mieux avec ces problématiques mais surtout nous laisser travailler. On commence aujourd’hui à être vraiment opérationnel, à trouver nos automatismes !

Personnellement, ça peut toujours être mieux, mais je suis plutôt satisfait. Après, on joue pour un collectif. L’idée, c’est de se qualifier pour les Play-Offs de la meilleure des manières, tous ensemble. Une fois qualifié, une nouvelle partie commence !

 

Votre coach, Frank Spinozzi, est revenu à vos côté sur le banc depuis un petit mois. En tant que Capitaine, quel a été ton rôle pendant son absence ?

Je suis plutôt de nature discrète et j’essaye d’avoir mon rôle plutôt sur la glace. Sur le banc l’intérim a été très bien géré par Antoine Richer qui a relevé le défi avec brio, nous faisant profiter de toute son expérience.

Avec le retour de Frank au côté d’Antoine, nous allons avoir une paire très complémentaire. Franck est un peu comme notre « mentor ». Sa présence nous fait vraiment du bien, il nous pousse à travailler toujours plus dur, il a toujours quelque chose à nous enseigner !

 

Le match « aller » dans votre aréna fut relativement compliqué pour ta formation en chutant sur un score lourd de 3-7 contre Anglet. Comment as-tu pu analyser ce match ?

On a rencontré Anglet en début de saison, et nous n’étions tout simplement pas prêts. On a essayé de bricoler mais face à une équipe comme l’Hormadi, cela se paye cash. Une défaillance collective que nous avons essayé de gommer au mieux. On est sur une série de 6 victoires à Domicile depuis l’Hormadi et nous devons mettre tout en œuvre pour poursuivre sur ce chemin.

 

Comment définirais-tu en quelques mots l’équipe basque ?

Une bande de copains… Quand on parle d’Anglet, on a de suite ça à l’esprit : des gars qui s’entendent très bien mais qui savent aussi travailler dur. La pièce principale du puzzle est Olivier Dimet qui est un excellent coach. Il sait mettre des marques et fédérer ses joueurs autour d’un même projet.

 

Pour conclure, avec Noël entre deux matchs, de quelle manière va s’effectuer votre préparation ? A quel type de rencontre t’attends–tu ?

On n’a pas changé grand-chose. On a eu un jour de repos en plus pour les fêtes qui a été compensé par un entrainement dimanche. On sait qu’un gros défi nous attend dans le Sud Ouest !

L’avantage, c’est de jouer sur une petite glace comme à domicile. C’est important pour les repères. Maintenant, chaque petit détail aura son importance.

 

Merci beaucoup et rendez-vous demain à la Barre à 20h30 !

 

Nous rappelons qu’à l’issue de ce match aura lieu le Grand Jeu du Palet avec notre partenaire SERIEL qui offre un ordinateur portable HP ProBook.

Rendez-vous à la boutique le soir du match pour acheter les palets numérotés à 2€ que vous devrez lancer sur la glace en tentant de vous rapprocher le plus possible du point d’engagement central.

L’occasion également de découvrir la nouvelle écharpe de l’Hormadi !