13 Mar Vu d'en Face par Zachary HERVATO

Suite à leur défaite à Neuilly sur Marne le week-end dernier, l’avantage de la glace des angloys s’est transformé en une sorte de pression sur leurs épaules.

Ils n’ont plus le droit à l’erreur s’ils veulent poursuivre l’aventure des Play-Offs mais c’est devant leur public, de plus en plus nombreux en cette fin de saison, qu’ils auront le plaisir de défendre leurs chances.

 

Cette semaine, c’est le bourreau de l’Hormadi du match aller qui a bien voulu répondre à nos questions. Zachary HERVATO, attaquant italo-canadien des Bisons, a marqué 5 des 7 buts de Neuilly le week-end dernier.

 

Peux-tu nous présenter ton parcours de hockeyeur et pourquoi tu as décidé de rejoindre une équipe française ?

J’ai fait mon hockey mineur au Canada et j’ai eu une bourse pour jouer en NCAA à l’Université Robert Morris où je suis resté 4 ans. J’ai réussi à signer un contrat pro en ECHL lors de ma dernière année au collège et j’ai fini la saison avec les Trentons Titans. J’étais supposé rester en Amérique du Nord pour poursuivre ma carrière de hockeyeur professionnel mais les Trentons Titans ont fait faillite. J’ai ensuite pris de mauvaises décisions en repoussant plusieurs opportunités de jouer en Amérique du Nord et j’ai ainsi décidé de me tourner vers l’Europe depuis que j’a mon passeport italien. Franck SPINOZZI a été l’un des 1ers entraîneurs à prendre contact avec moi. J’ai aimé ce qu’il m’a dit et sa manière de voir le jeu, ce qui m’a fait venir à Neuilly sur Marne.

Tu es arrivé tard à Neuilly. Comment s’est passée ton intégration dans un nouveau pays, une nouvelle ville et une nouvelle équipe ?

Je suis arrivé tard et en premier, j’ai dû m’acclimater à ce nouveau pays, cette nouvelle culture et mes nouveaux coéquipiers. J’ai dû me refaire une condition physique car cela faisait un moment que je n’avais pas joué. A partir du moment où je me suis installé et senti bien, tout a été plus facile pour moi et j’ai pu commencer à me concentrer sur l’entraînement. Mes coéquipiers et mon coach m’ont beaucoup aidé à rendre cette transition plus facile.

Avec « seulement » 11 points pendant la saison, tu as affolé les compteurs samedi dernier en marquant 5 buts dans le même match. Comment l’expliques-tu ?

En plus de mon arrivée tardive, je me suis blessé à l’épaule et au poignet lors de mon second match en France, ce qui m’a éloigné de la glace 1 ou 2 matchs. A mon retour à la compétition, j’ai mis 6 à 8 matchs à me remettre complètement de ma blessure et à m’adapter au jeu européen qui est très différent de celui d’Amérique du Nord. Pour moi, 11 points c’est très décevant car j’ai l’impression d’avoir laissé tomber mon équipe. Dès que je commence à jouer avec confiance, je peux marquer des points à chaque match et ainsi aider mon équipe. En résumé, mon début de saison a été difficile ce qui a ralenti mon adaptation.

Vous avez gagné le match aller sur un score serré (7-6). Selon toi, qu’est-ce qui a fait pencher la balance en votre faveur ? Comment appréhendes-tu le match retour ?

Je pense qu’on a gagné parce qu’on a rien lâché. Quand une équipe mène au score et que l’autre revient continuellement à égalité, cela prend beaucoup d’énergie. Je pense que nous les avons épuisés et notre mental nous a aidé sur la fin à continuer à leur mettre la pression.

Il me tarde demain soir pour jouer un grand match. C’est excitant.

 

Merci et rendez-vous à la Barre demain à 20h30 pour le coup d’envoi !

En cas de victoire de l’Hormadi, match d’appui le dimanche 16 mars à 19h.

Nous vous attendons tous avec un foulard rouge à agiter à l’entrée des joueurs et à chaque but d’Anglet !